Amélioration continue en entreprise : ce que le sport de haut niveau peut nous apprendre

 

18 victoires consécutives : ce qu’Islam Makhachev peut apprendre aux entreprises qui pensent déjà être performantes

18 victoires consécutives à l’UFC.

À ce niveau-là, on ne peut plus vraiment parler de hasard.

Ce week-end, Islam Makhachev a encore gagné.

Ce qui est intéressant, ce n’est finalement pas tellement sa dernière victoire.

C’est le fait qu’il continue à gagner alors que ses adversaires savent parfaitement à qui ils ont affaire.

Parce qu’au bout de plusieurs années au plus haut niveau, il n’y a plus beaucoup de secrets.

Les combats sont disponibles en vidéo. Les adversaires peuvent analyser ses déplacements, ses habitudes, ses points forts, les situations dans lesquelles il est le plus dangereux mais aussi celles dans lesquelles il semble plus vulnérable.

Et pourtant, combat après combat, il continue à gagner.

Alors forcément, ça pose une question intéressante.

Comment rester performant quand tout le monde commence à comprendre ce qui fait votre force ?

 

Et finalement, la question se pose aussi en entreprise.

Quand vous êtes bon, vos concurrents finissent par le voir

Imaginez une PME qui fonctionne bien depuis plusieurs années.

Elle a développé un bon produit.

Ses clients sont satisfaits.

Elle maîtrise son métier.

Elle décroche des marchés.

Son chiffre d’affaires progresse.

Bref, tout va bien.

Mais pendant ce temps-là, les concurrents regardent.

Ils voient vos produits.

Ils connaissent vos prix.

Ils rencontrent les mêmes clients.

Ils participent aux mêmes appels d’offres.

Ils recrutent parfois les mêmes profils.

Et évidemment, lorsqu’une entreprise trouve quelque chose qui fonctionne, il ne faut généralement pas très longtemps avant que d’autres commencent à s’en inspirer.

C’est normal.

Le problème n’est donc pas forcément de devenir performant.

Le problème, c’est de le rester.

 

« Ça fait 15 ans qu’on fait comme ça et ça fonctionne très bien »

Cette phrase, on l’entend encore régulièrement dans les entreprises.

Et parfois, c’est vrai.

Le process fonctionne.

Les clients sont satisfaits.

Les équipes savent parfaitement ce qu’elles ont à faire.

Pourquoi changer ?

Parce que votre environnement, lui, change.

Vos clients évoluent.

Vos concurrents progressent.

Les technologies changent.

La réglementation évolue.

Les attentes des salariés aussi.

Et ce qui vous donnait cinq ans d’avance il y a dix ans peut aujourd’hui être devenu la norme sur votre marché.

Le risque n’est pas nécessairement de mal travailler.

Le risque est parfois simplement de continuer à très bien faire quelque chose qui n’est plus suffisant.

Un champion analyse aussi ses victoires

Après une défaite, analyser ce qui n’a pas fonctionné paraît assez logique.

On cherche l’erreur.

On regarde ce qu’on aurait pu faire différemment.

On corrige.

Mais lorsqu’on gagne ?

C’est beaucoup plus tentant de simplement continuer.

Après tout, pourquoi changer quelque chose qui fonctionne ?

C’est justement là que les meilleurs font souvent la différence.

Ils ne cherchent pas uniquement à comprendre leurs défaites.

Ils analysent également leurs victoires.

Qu’est-ce qui a réellement fonctionné ?

Qu’est-ce qui a été plus difficile que prévu ?

Qu’est-ce qu’un prochain adversaire pourrait exploiter ?

Qu’est-ce qui doit encore progresser ?

En entreprise, c’est exactement la même chose.

Et c’est probablement l’un des points les plus sous-estimés de l’amélioration continue.

L’amélioration continue ne sert pas uniquement à résoudre les problèmes

Quand on parle amélioration continue dans une entreprise, on pense souvent aux problèmes.

Une réclamation client.

Une non-conformité.

Un accident.

Un retard.

Un produit retourné.

Une erreur de production.

On analyse la cause et on met une action en place.

Très bien.

Mais si vous attendez systématiquement qu’un problème apparaisse pour améliorer votre organisation, vous travaillez toujours avec un temps de retard.

Une entreprise performante devrait aussi se demander régulièrement :

Qu’est-ce qui fonctionne bien aujourd’hui mais pourrait devenir notre faiblesse demain ?

 

C’est une question beaucoup moins confortable.

Mais beaucoup plus intéressante.

Les indicateurs ne servent pas à faire de jolis tableaux

Prenons un exemple.

Votre taux de livraison dans les délais est de 96 %.

Bon résultat.

Vous pourriez vous arrêter là.

Ou regarder les 4 % restants.

Pourquoi ces commandes ont-elles été livrées en retard ?

Est-ce toujours le même fournisseur ?

Le même type de produit ?

La même période ?

Le même problème de planification ?

Parce que derrière un indicateur globalement satisfaisant peut parfois se cacher quelque chose qui commence doucement à dériver.

Même chose avec les réclamations clients.

Vous en avez très peu.

Parfait.

Mais sont-elles toujours liées au même problème ?

Même chose pour les accidents.

Même chose pour les rebuts.

Même chose pour les retards fournisseurs.

Même chose pour les départs de salariés.

Le chiffre seul ne vous apprend finalement pas grand-chose.

C’est ce que vous en faites qui devient intéressant.

Et c’est là que le QSE devient utile

Oui, on va finir par parler de QSE.

Mais pas pour vous expliquer qu’il faut créer 25 tableaux Excel supplémentaires.

Les systèmes de management de la Qualité, de la Sécurité ou de l’Environnement reposent justement sur cette logique :

observer ce qui se passe, mesurer, analyser et décider de ce qu’on peut améliorer.

C’est notamment le principe d’amélioration continue que l’on retrouve derrière l’ISO 9001.

Le problème, c’est que dans certaines entreprises, cette mécanique finit par devenir administrative.

On calcule les indicateurs parce que « l’ISO le demande ».

On réalise un audit parce qu’il faut réaliser un audit.

On organise une revue de direction parce qu’elle est prévue dans le planning.

Puis on range le compte rendu jusqu’à l’année suivante.

Et là, évidemment, ça ne sert pas à grand-chose.

Une bonne revue de direction devrait parfois être inconfortable

Si tous vos indicateurs sont verts depuis cinq ans, il y a deux possibilités.

Votre entreprise est exceptionnellement performante.

Ou vos indicateurs ne vous apprennent plus grand-chose.

Un bon système de management doit permettre de poser des questions qui ne sont pas toujours agréables.

Pourquoi perdons-nous certains appels d’offres ?

Pourquoi ce client commande-t-il moins qu’avant ?

Pourquoi ce défaut revient-il régulièrement ?

Pourquoi notre fournisseur principal commence-t-il à livrer plus tard ?

Pourquoi nos salariés expérimentés partent-ils ?

Quel concurrent commence à faire quelque chose mieux que nous ?

Quelle exigence client pourrait devenir incontournable dans trois ans ?

C’est là que l’amélioration continue devient intéressante.

Parce qu’on ne cherche plus uniquement à prouver que l’entreprise fonctionne bien.

On cherche ce qui pourrait l’empêcher de continuer à fonctionner aussi bien demain.

Alors, qu’est-ce qu’un champion peut apprendre à une PME ?

Probablement quelque chose de très simple.

Une victoire n’est pas une raison pour arrêter de travailler.

Et une bonne année non plus.

Votre meilleur produit peut être copié.

Votre principal concurrent peut progresser.

Votre plus gros client peut modifier ses exigences.

Une technologie peut changer votre marché.

Une nouvelle réglementation peut apparaître.

La performance n’est donc jamais vraiment acquise.

Et finalement, c’est peut-être ça, la vraie logique de l’amélioration continue :

ne pas attendre d’être mauvais pour chercher à devenir meilleur.

Et dans votre entreprise ?

Vous avez peut-être déjà des indicateurs, des audits, des réunions Qualité, des plans d’actions ou même une certification ISO 9001.

La vraie question n’est pas de savoir s’ils existent.

C’est de savoir s’ils vous apprennent encore quelque chose sur votre entreprise.

Si votre système QSE est devenu principalement une accumulation de tableaux, de procédures et de réunions obligatoires, il est peut-être temps de revenir à quelque chose de beaucoup plus simple :

Qu’est-ce qu’on mesure ? Pourquoi on le mesure ? Et surtout, qu’est-ce qu’on en fait ?

LJ Consult accompagne les TPE et PME pour construire ou simplifier leur organisation QSE afin qu’elle serve réellement leur activité.

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